À la découverte du cartel de Cali, les mafieux colombiens qui ont inspiré Narcos

Oubliez Pablo Escobar, la saison 3 de Narcos met en lumière un des cartels les plus emblématiques de l’histoire sud-américaine.


Oubliez Pablo Escobar, la saison 3 de Narcos met en lumière un des cartels les plus emblématiques de l’histoire sud-américaine.

© Netflix

Vous avez adoré suivre les mésaventures pas très légales du Pablo Escobar de Narcos ? Pas de chance, il est mort au terme de la fournée précédente. Afin d’insuffler un renouveau narratif à la série estampillée Netflix, la saison 3 se devait de dénicher des protagonistes capables d’assurer la succession. Comme beaucoup l’avaient deviné en amont, c’est au cartel de Cali de s’imposer sur le devant de la scène. Blanchiment d’argent, trafic d’armes à feu ou encore séquestration et meurtre de sang-froid, clairement, ces mafieux made in Colombie n’ont rien à envier à un certain Pablo.
Là où les hommes de Medellín répondaient essentiellement à une seule et même personne (Escobar, claro), le cartel de Cali était tenu de main de maître par deux frères impitoyables : Gilberto et Miguel Rodríguez Orejuela. Comme si leur tempérament de feu ne suffisait pas, ils étaient secondés par José Santacruz Londoño, surnommé “Chepe”, et Hélmer Herrera, répondant au pseudonyme de “Pacho” et connu pour ses techniques de torture spécialement sadiques comme le rappelle The Sun. On tient là notre quatuor à la tête du réseau de cocaïne le plus influent des 90’s.

© Netflix

Car, oui, à son apogée, le cartel colombien était en charge de l’import de 90 % (environ) de la quantité de poudre blanche qui tournait sur tout le continent européen. Après la disparition d’Escobar en décembre 1993, les narcotrafiquants muy pernicieux de Cali le remplacent au pied levé, voyant sa mort comme l’opportunité d’asseoir encore davantage leur domination. C’est ce qu’ils s’efforcent de faire dans les années qui suivent grâce à leur méthode de fonctionnement, plus fourbe et calculatrice que celle de leurs rivaux de Medellín.
Là où Pablo et ses sbires optaient pour une façon somme toute frontale de gérer leur business illicite, n’hésitant pas à éliminer leurs ennemis les plus haut placés, les frères Rodríguez Orejuela et leurs alliés se montrent plus patients et réfléchis. Ils collectionnent les taupes, disséminées à travers l’intégralité du territoire colombien. Du conducteur de taxi lambda à la personnalité politique notoire, les profils de leurs informateurs sont variés et leur permettent d’avoir la mainmise sur toute leur zone d’influence. Mais là où s’est réellement démarqué le cartel de Cali, c’est par son organisation high level.
Dans l’ouvrage Saddest Country: On Assignment in Colombia (McGill-Queen’s University Press, 2004), Nicholas Cogan rapporte les propos de Guillermo Pallomari, le comptable du cartel. Selon lui, ce dernier était segmenté en plusieurs branches, chacune étant dédiée à un domaine particulier, allant du militaire au financier en passant par le politique et le trafic de narcotiques. Une telle organisation, pouvant aisément être qualifiée de tentaculaire, entretenait de nombreuses relations pas très légales avec des personnes influentes de tous horizons. De par sa faculté de constamment assurer ses arrières, le cartel de Cali hérite d’un surnom lourd de sens : le “KGB de Cali”.

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(©Netflix)

Malgré tout, cela ne veut pas dire que les membres de l’organisation font toujours profil bas. Ils contribuent notamment à un “nettoyage social”, éradiquant des rues de Cali les communautés qu’ils jugeaient nuisibles. Sans surprise, parmi ces dernières, on pouvait retrouver les homosexuels, les sans-abri, les prostituées et même les enfants errants. Plusieurs de leurs opérations de trafic de drogues tournent mal, causant la perte de certains de leurs hommes. Le quatuor à la tête du cartel accumule également les ennemis, cultivant un rapport de rivalité et de haine avec d’autres organisations concurrentes.
Cela conduit à bon nombre de tentatives d’assassinat à leur égard, en vain. Toutes les bonnes choses ayant une fin, les quatre leaders du cartel ont dû très vite remettre les pieds sur terre. Alors que les frères Rodríguez Orejuela purgent encore aujourd’hui leur peine de 30 ans d’emprisonnement, leurs acolytes ont rencontré un destin plus funeste. “Chepe” est mort lors d’une fusillade avec la police en 1996, tandis que “Pacho” fut tué de sept balles dans la boîte crânienne lors de son séjour sous les verrous, la faute à un de ses adversaires dans la prison où il séjournait. On l’aura compris, la violence était de mise pour le cartel de Cali et il en est de même dans la saison 3 tant attendue de Narcos.
L’intégralité de la série est disponible dès maintenant sur Netflix.

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